Le blog d’un animal mâle qui aime : Paris, le bruit des haricots verts que l’on équeute, le Petit Robert, ouvrir une vieille armoire, French & Saunders, le champagne, ses cravates Burberry reprisées, le premier café de la journée, Les Nuls l'Emission, courir dans la neige comme un gamin, les raccourcis clavier, la compagnie des livres, Ella Fitzgerald, son araignée au plafond, l'étreinte d'un homme, l’autodérision, Wall-e, lézarder au soleil, les poncifs :)

vendredi

Les poules se cachent pour pondre



Comme mes parents, ma sœur, mes nièces, s’absentent cinq jours, je reste seul.

Formation express au poulailler :

Donner régulièrement de l’eau et du grain. Au fond, une poule couve toute seule dans sa cabane-tipi en bois. Ne pas oublier de la fermer le soir. Ses compères nous attendent de l’autre côté du grillage recouvert de chèvrefeuille ici, de vigne chargée de raisin là. Huit petits poussins et leur mère. Et six autres moyens. Se démanchant le cou pour scruter le dortoir vide, ma mère glisse une main sous le cageot logé sous les barreaux crottés et trouve trois œufs. « Depuis quelque temps, elles se cachent pour pondre. » Elle me montre la petite porte dérobée qui mène du dortoir à l’autre versant du poulailler. Attention aux orties. Dans la cabane rénovée où dorment les pommes de terre, il y a le grain dans de grandes poubelles noires qu’ont récemment visitées des souris. Le vélo me considère d’un œil torve. Je ne l’ai toujours pas promené. Je courrai après les poules, et les deux coqs, ce sera mon sport quotidien. « Combien de poules au total ? » Ma mère l’ignore. « On les comptera ce soir. »


Arroser/ramasser/cueillir/cuisiner/manger :

Les haricots verts, les tomates toutes variétés confondues, les carottes, les pâtissons, les semis pour l’hiver (salades et radis noirs), les choux, les poivrons, les betteraves rouges, les pommes, les poires, les pêches (on ne compte plus les paniers de fruits donnés aux voisins, aux tantes, aux oncles de passage), les poireaux, le raisin et bien sûr les fraises.

Et désherber (avec de l’huile de coude)...


9 commentaires:

  1. Très bien pour ton petit exercice quotidien et pour ta culture générale (apprendre à gérer un poulailler), tout ça ! Pis tu vas être seul pendant cinq jours, c'est cool, de quoi te retrouver (même si tu ne t'étais pas forcément perdu... ;-))
    Ils font aussi des pâtissons, tes parents ? Miam, j'en raffole, surtout les tout petits dans du vinaigre, façon cornichons, c'est à tomber.

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  2. Dis donc c'est du boulot tout ça... je n'y retrouverai pas mes petits moi !! J'aurais l'impression d'être lâchée au milieu de la jungle !!

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  3. @ deef
    Apprendre à distinguer une poule d'une autre ... oh ben mince, au lieu de bloguer, je ferais mieux d'aller ramasser les œufs !
    Et les deux pâtissons qui se prélassent au soleil !

    @ Océane
    Tu ne peux pas venir m'aider à cueillir les fraises par exemple ?

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  4. Petit coucou Charles Ingalls !
    Et oui le retour à la terre n'est pas de tout repos... Je plaisante mais je n'ai plus de jardin et ça me manque !
    Pour les poules toujours bien les compter le soir, à cause du renard...
    Je remarque que les pâtissons et les poivrons ont une drôle de couleurs chez toi !!!
    Bonne fin d'après-midi et bon ramassage !!!

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  5. Ah si je veux bien venir pour la cueillette des fraise :) mais ce sera l'an prochain maintenant, non ? Je suis aussi nulle en saisons de fruits...

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  6. @ Virginie
    Compter les poules, ça va. A condition qu'elles ne bougent pas. Et quand elles se mettent à jouer à cache-cache, là, je ne suis plus d'accord! Nous avons inspecté chaque recoin: pas moyen de sortir, et pourtant, chaque jour, une poule joue à "t'as vu, j'suis dehors! attrape-moi" ! Etait-elle passée à travers le grillage, tel le passe-muraille de Marcel Aymé? Mystère et boule de gomme!
    A propos du pâtisson, j'aurais effectivement pu l'inscrire en blanc... mais blanc sur blanc...

    @ Océane
    Il y a une saison. Mais quand tu mélanges les variétés et que tu arroses régulièrement, les fraises abondent de mai à octobre.
    Si tu viens les cueillir, tu pourras aussi passer la tondeuse?

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  7. Aah que de bons souvenirs dans le poulaillers!! Allez ramasser les oeufs tout chaud le soir en évitant de se faire attaquer par le coq (oui il était méchant)... :)
    La nature me manque!!!

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  8. @ Eric citoyen

    Oui. Surtout depuis que mes parents ont pris le relais. :-))

    @ Camille-Fraise

    Ici aussi le coq défend ses poules. La nature, c'est bien, mais faut pas trop en abuser quand même (conseil d'un citadin repenti).

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