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Quand la vie est trop courte pour râler ou s'acheter des fleurs demain, j'invite le lecteur à s'émerveiller des petites choses. Dans les sillons creusés par l'inattendu ou le hasard, je sème les graines d'un regard humain, parfois mordant, et compose régulièrement un bouquet de rencontres ou d'échanges piquants, insolites, simples.
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mardi

Les platanes de Cucuron

Le Bassin de l'étang - Cucuron (84)


Dimanche 6, c'était Marche en Fête, dans 6 villes. J'ai participé sans le savoir. Pas dans une des 6 villes mais dans un village du Luberon. Comme la météo nous annonçait un dimanche moche et gris, c'est la veille que nous avons pris le chien, nos cliques et nos claques et avons marché dans le Luberon. Bon, marché, c'est vite dit. Nous nous sommes promené. À Cucuron, dans le Vaucluse.

Je me suis extasié devant la beauté de cette place du village autour du Bassin de l'étang lui-même entouré d'immenses platanes culminant à près de 32 mètres de haut. Plantés il y a plus de 200 ans, en 1813 !

Voyez la splendeur verticale de ces platanes, quelques photos ici 👈


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Le mot du jour IWAK était marche. Demain, soleil 😎 

IWAK : Inktober with a keyboard, EncrOctobre avec un clavier 😉

✍️ Autopromo pour les p'tits nouveaux : Une nonnette au miel des petites choses 

Clichés !

Une photo qui réchauffe. Les mains de ma mère.

Les internets fourmillent d'idées pour s'occuper, que cela soit au tricot ou aux fourneaux que cela soit utile ou pas. J'étais en train de fourrager dans mes boîtes à chaussures en quête d'une photo à partager pour le défi d'octobre lancé par YannCPhoto sur Twitter. Un cliché menant à un autre, un souvenir de mes parents, de moi enfant ou adolescent. À mes pieds une foultitude de moments couchés sur le papier glacé. 

Mon mec me taquine : – tu ne t'ennuies jamais 😋

Minute "autrefois" :

À l'époque (années 80, me concernant), photographes professionnels ou du dimanche saisissaient l'instant sur la pellicule, au propre comme au figuré. Développaient ou faisaient développer ladite pellicule en chambre noire ou par des machines. On ne vérifiait pas sur le moment et dans l'appareil ce qui venait d'être capturé. On ne supprimait pas les clichés ratés. Ils étaient eux aussi dans la boîte. Envolés les souvenirs de vacances parce que j'avais mal inséré la pellicule ou malencontreusement ouvert l'arrière de l'appareil. Il se passait parfois plusieurs semaines avant que je découvre le résultat du pique-nique en famille en format 10x15, car il s'agissait d'abord de terminer la pellicule, de la confier ensuite à la boutique et d'attendre. Je me souviens des négatifs qui accompagnaient le développement et à partir desquels je commandais des duplicatas pour les amis ou la famille.

C'était pas mieux avant. C'était différent. 
 
Si c'était un petit labo, une boutique indépendante, la personne chargée de développer les photos voyait forcément le résultat qui sortait de l'imposante machine. Devait se marrer parfois. Le vendeur me présentait l'enveloppe et en extrayait le cliché du dessus. Une façon de dire : ce sont bien les vôtres, de photos ? 

À propos du défi #Photoctober2022, chaque jour d'octobre j'ai publié une photo. Un thème par jour : médicale, liquide, culinaire, verte ou sentimentale. Je les ai compilées dans cet album 👈Si les légendes n'apparaissent pas sur votre navigateur, cliquez sur le petit i : j'ai raconté brièvement l'histoire de chaque photo. 


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Dans la série "autrefois", il y a on the radio.

samedi

Le grand bain

Le Feel Goudes. I feel good. Je me sens bien !

Nous traînons derrière nous nos caddies de vieille. De retour de courses, j'évoque l'idée (la lubie ?) de retourner à la piscine, une fois par semaine. La piscine est à portée de pas, 8 minutes à pied de l'appartement, ce serait bête de s'en priver. Ni lui ni moi ne sommes sportifs. Je scrute les tweets des gens partageant leurs exploits quotidiens d'un œil tour à tour sceptique, admiratif, incrédule.

Retour à ma lubie. J'irai en éclaireur. 

Je potasse les horaires, les conditions d'accès et d'hygiène (bonnet de bain), le tarif. Restent les inconnues qui saboteront peut-être le peu de volonté que je mets dans l'entreprise : vestiaires, consignes, lignes encombrées ou pas, marmaille ou pas, voire même les portes fermées sans préavis (ça m'est déjà arrivé, il y a de nombreuses lunes). 

Je me conditionne depuis le réveil. J'y vais, j'y vais pas. Je marmonne dans ma barbe, me traite de feignasse. Quelle va être l'excuse en bois pour ne pas ? 

Dérouiller mon corps gras et engourdi, avant la fin du monde. Je défie le sourire goguenard de mon mec, fais l'inventaire de mon sac à dos puis je file.

Bah voilà. C'était pas la mer à boire ! 


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L'illustration : ma participation au défi #Photoctober2022 lancé par YannCPhoto sur Twitter. J'ai pris la photo aux Goudes, Marseille.