Quand la vie est trop courte pour râler ou s'acheter des fleurs demain, j'invite le lecteur à s'émerveiller des petites choses. Dans les sillons creusés par l'inattendu ou le hasard, je sème les graines d'un regard humain, parfois mordant, et compose régulièrement un bouquet de rencontres ou d'échanges piquants, insolites, simples.

dimanche

Poisson un brin épais


Ceci est un mammifère. (Source)

Poisson un brin épais. Kézako ? Ma participation au jeu proposé par Kozlika et courant sur le mois d'octobre. Je prends le train en cours et vous livre un trois-en-un. Chaque jour d'octobre, un mot proposé. Les participants jouent en écrivant autour de ce mot. 1er, 2 et 3 octobre : poisson - brin - épais.  

Je m'apprêtais à cliquer sur le bouton "publier" quand j'ai appelé mon mec à la rescousse. Je lui ai lu le billet que vous ne lirez pas car je l'ai réécrit. Il est plat comme une limande, ton papier, m'a-t-il dit, un masque dubitatif sur la face. Ce qui suit n'est pas beaucoup plus épais mais on va dire que ça va hein. 

Mon mec me taquine pour ma mémoire de poisson rouge. Donnez-moi une information, je l'oblitère ou j'en garde une version incomplète voire déformée ou poétique donc saugrenue. Peut-être parce que je suis sempiternellement dans la lune. À l'école maternelle, on me surnommait Laurent la Lune (et pas parce que je montrais mes fesses). Je donnais déjà des formes d'animaux ou de vaisseaux spatiaux aux nuages. Mon mec me taquine et je le lui rends bien. Lui qui laisse parfois ses lunettes dans le congélateur ou se lave le visage au dentifrice, sans le faire exprès bien entendu et c'est plus drôle. Ça n'a rien à voir avec la mémoire, me direz-vous. Bref, on rit comme des baleines*. Quand la fatigue lui fait employer un mot pour un autre ou lui donne l'accent québécois ou quand je joue avec ses réflexes. Je m'amusais hier soir à lui tendre un coude, un genou ou une paume de main, sans aucune raison sauf celle de le mener en bateau. Il répondait mécaniquement à mon invitation, avançait le coude, le genou ou la paume de la main, mais par pur réflexe. Mais pourquoi tu fais ça ? s'agaçait-il. Pour rien. Pour rire. Je recommençais un quart d'heure plus tard et ça marchait. Et on riait bêtement. La vie est trop courte pour se prendre (trop) au sérieux.  

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* Pourquoi dit-on "rire comme une baleine" et "pleurer comme une madeleine" ? 

4 commentaires:

  1. Petits moments de précieuses complicité ;-)

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  2. Un petit poisson, un petit oiseau…

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  3. Bien d'accord avec ta conclusion :)

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  4. @ Kozlika Juliette Greco <3
    @ Luce @ Sacrip'Anne #teamviedecouple et tendre complicité

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