Le blog d’un animal mâle qui aime : Paris, le bruit des haricots verts que l’on équeute, le Petit Robert, ouvrir une vieille armoire, French & Saunders, le champagne, ses cravates Burberry reprisées, le premier café de la journée, Les Nuls l'Emission, courir dans la neige comme un gamin, les raccourcis clavier, la compagnie des livres, Ella Fitzgerald, son araignée au plafond, l'étreinte d'un homme, l’autodérision, Wall-e, lézarder au soleil, les poncifs :)

dimanche

Cultive ton jardin





Illustrations : 1. pomme de terre bio mise en scène 2. pied de pomme de terre père de l'actrice mise en scène


Vous connaissez ma propension à m'émerveiller d'un rien. Aujourd'hui je vous raconte l'histoire ordinaire d'une pomme de terre bio. Ma tendresse va tant aux êtres, qu'aux végétaux, aux lombrics qui lentement, méticuleusement, oublieux de leur tâche sur cette planète, participent à son bon fonctionnement, à sa poésie. 

Poésie que je convoque et cueille tant pour aimer que souffrir un monde absurde. 

C'est au printemps. Mes pots de terre en jachère sur mon rebord de fenêtre parisien donnent vie à quelques brins d'herbes sauvages, à un bout de plante que j'identifie vite comme un pied de pomme de terre. Comment a-t-il atterri là ? Un reste de semence du gigantesque jardin potager de mes parents en Charente avait prospéré sur mon petit mètre carré de jardin parisien. Je l'ai laissé dérouler ses méandres verts jusqu'au moment où je ferais ma minuscule récolte. 

Ce dimanche. À la faveur du rempotage d'un avocatier africain, un essai concluant - 65 centimètres passés d'Abidjan à Paris - je mets la main verte dans mes pots, mélange terres et compost. Sous la plus haute feuille de l'avocatier sommeille une coccinelle pois jaunes et noirs. Dans mon cuit-vapeur, la pomme de terre bio de 3cm x 6cm continue sa petite vie d'aliment, que je croque avec bonheur et une pointe de sel. 


2 commentaires:

  1. bon appétit ! (même si la pomme de terre est déjà engloutie)

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  2. Sur les plantes qui surgissent toutes seules, nul mystère, nulle opération divine (mouhaha) . Mais encore plus simple : un oiseau mange un fruit ou un graine. Certaines résistent à la digestion, et l'oiseau va faire son besoin et déposer sa fiante là où il a envie, ça peut être chez toi ou sur un pot avec de la terre. Ainsi chez moi sur ma terrasse de pauvresse, j'ai des arbres qui poussent "tout seul" et même des fraises des bois (j'en ai dévoré 2 cette année). On trouve même des fleurs attirant les oiseaux, je trouve cela délicieusement vicieux : les oiseaux les mangent et vont ensuite .. déposer délicatement les graines ailleurs...

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