mardi 10 novembre 2009

les mains de mon père





Ces mains ont semé planté bêché cueilli pétri,
Elles ont ramassé des cèpes, les ont cuisinés,
Ces mains ont chassé pêché ramé écrit construit,
Elles ont aimé ses frères, sa sœur, ma mère,
Il s’en est fallu de peu pour qu’elles ne touchent plus,
et n’essuient plus de larmes.
J’ai effleuré ces mains sur un lit d’hôpital,
j'y ai puisé la force de continuer à vivre, aimer et rire.







(Réédition du 28/08/2007)

vendredi 6 novembre 2009

Le garçon à la veste jaune





Il m’arrive de regarder autre chose que le postérieur des garçons qui croisent mon chemin. Mais quand la tenue frise le ridicule, je ne peux m’empêcher de m’interroger : « me suis-je déjà accoutré au point de provoquer des regards condescendants ? » Sûrement.

Comme je photographiais l’inconnu à la veste jaune, je sentais ma sœur qui, mentalement, me tirait par le bras. Plus tard, tandis que nous arpentons les rues d’Angoulême, elle s’étonne de voir les gens nous saluer. « C’est normal, lui dis-je, je les regarde. » Elle roule des yeux étonnés, signifiant : « Mais t’es pas sortable, toi ! »

Non non, je ne les dévisage pas. Les gens m’intriguent ou me séduisent. Dans la rue. A la piscine.
Un sourire aux lèvres, le (très) beau maître-nageur me salue.
Il pense : « On se connaît ? On s’est vus quelque part ? Mais où ? »
Je pense : « J’en ferais bien mon quatre-heures. »

dimanche 1 novembre 2009

le tango stupéfiant


interprété par Marie Dubas (paroles et musiques: R. Carcel, H. Cor, P. Olive)


Après trois semaines entières
De bonheur que rien n'altérait
Mon amant dont j'étais si fière
Un triste matin me plaquait
Pour calmer mon âme chagrine
Je résolus en un sursaut
De me piquer à la morphine
Ou de priser de la coco
Mais ça coûte cher tous ces machins
Alors pour fuir mon noir destin

{Refrain}
J'ai fumé de l'eucalyptus
Et je m'en vais à la dérive
Fumant comme une locomotive
Avec aux lèvres un rictus
J'ai fumé de l'eucalyptus

Dès lors mon âme torturée
Ne connut plus que d'affreux jours
La rue du désir fut barrée
Par les gravats de notre amour
J'aurais pu d'une main câline
Couper le traître en petits morceaux
Le recoller à la sécotine
Pour le redécouper aussitôt
Mais je l'aimais tant l'animal
Alors pour pas lui faire de mal

{Refrain}
J'ai prisé d'la naphtaline
Les cheveux hagards, l'œil hérissé
Je me suis mise à me fourrer
Des boules entières dans les narines
J'ai prisé d'la naphtaline

Qu'ai-je fait là, Jésus Marie
C'est stupéfiant comme résultat
Au lieu de m'alléger la vie
Je me suis alourdie l'estomac
J'ai dû prendre du charbon Belloc
Ça m'a fait la langue toute noire
Que faire alors pauvre loque,
Essayer d'un autre exutoire ?
Car le pire c'est que j'ai pris le pli
Et c'est tant pis quand le pli est pris

{Refrain}
Je me pique à l'eau de Javel
Pour oublier celui que j'aime
Je prends ma seringue
Et j'en bois même
Alors il me pousse des ailes
Je me pique à l'eau de Javel
Gnak gnak gnak gnak
J'ai du chagrin...

Pour en savoir plus sur celle qui a inspiré Piaf* :
Une petite bio à lire ici ou et le myspace qui lui est consacré.

*Edith Piaf lui envoya un disque de New York pour lui déclarer d'une voix émue : « Marie, vous avez été pour moi la révélation de tout ce qui me manquait dans ce merveilleux métier... merci de m'avoir tant donné. »

Crédit photo: http://www.encyclopedisque.fr/

mardi 27 octobre 2009

le p de Sophie



- Une coccinelle s’est posée au pied du p de Sophie.
- Aiguilles n°6, pelotes de laine noire et marbre, deux mailles à l’endroit, deux mailles à l’envers, je tricote une écharpe.
- On cherche Paf le Sarko par ici et « pipi mai banque » par là.
- J’ai troqué mon « Yoga pour les nuls » contre de vraies séances de yoga.
- Je kiffe Alain Lanty.
- Merci à Océane (les souliers d’Océane), à Christie (alluvions), à Enna (l'ironie du sort), à Gaël (de tout de rien et surtout de rien et boulet geek), à Nicolas (partageons mes âneries et partageons l’addiction), à Eric (mon Mulhouse), à Olivier SC (bloguer ou ne pas bloguer), à Dave (Dave Lucas) d’avoir cité des fraises et de la tendresse dans leurs colonnes. Et aux autres qui n’ont pas encore goûté aux joies du Wikio top blogs.
- Un déca allongé (et) au lit.

jeudi 22 octobre 2009

Tout le poids du monde



Pour voir les quatre premières minutes de « Tout le Poids du Monde » de Cyril Mennegun,
cliquez sur l'image.


Vous ne connaissez pas l’œuvre de Cyril Mennegun ? Il est temps de vous rattraper. Chez cet auteur de cinéma de grand talent, ni musique ni commentaire pour illustrer. Ce serait trahir les gens qu’il choisit de nous faire rencontrer que d’user de tels artifices. Il utilise la parole, le silence, affectionne les plans rapprochés grâce auxquels il puise souvent le meilleur pour raconter.
En 2005, il y eut « Tahar l’Etudiant » (extrait) qui voit débuter Tahar Rahim, révélation du dernier opus de Jacques Audiard, « Le Prophète », Grand prix au Festival de Cannes en 2009. « Tahar l’Etudiant » est un docu-road-movie, tour à tour âpre, tendrement pessimiste, toujours sensible, pour lequel Cyril Mennegun a reçu les étoiles de la SCAM en 2006.
Autre film, autre univers. Je me souviens encore du visage de Dominique, gardienne d’immeuble d’une cité de Belfort couchant sur le papier les souvenirs et les sentiments de ses voisins, les « habitants sensibles d’un quartier sensible ». Poésie, colère, solitude, générosité nourrissent « Le Journal de Dominique ».

Et d’autres films que je vous invite à découvrir. Notamment « Tout le Poids du Monde » en exclusivité sur LCP* ce lundi 26 octobre. Séances à 18h30 et 22h30. Et bientôt sur France 3.


Vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous a pas prévenu.


* TNT/Free/Neuf : Canal 13 et Canalsat : Canal 43

dimanche 18 octobre 2009

étêter la haie



Ah, les joies de la campagne... On peut tour à tour s’y ressourcer et s’y morfondre. Trop de vert, me dit un jour mon amie. Comme je la comprends, aujourd’hui. De temps en temps, quand je me rends en ville, j’annonce ironiquement à mes parents : « je vais à la ville. » Mais à la ville, j’y trouve encore l’ennui qui m’a fait fuir dès l’obtention du bac. Cette charmante petite ville de province qui m’a vu naître s’appelle Bergerac. Certes il s’y passe des choses. On pouvait récemment y applaudir le légendaire, que dis-je, le mythique Jean Roucas.

La saison culturelle ne démarre officiellement que le 17 novembre si l’on consent à parcourir les 55km qui séparent Bergerac de Boulazac où a lieu le premier spectacle. Pour ma part, j’attendrai mi-février pour en découvrir un autre : « La seule certitude que j’ai, c’est d’être dans le doute » interprété par Christian Gonon de la Comédie-Française (textes de Pierre Desproges, mise en scène d’Alain Lenglet et Marc Fayet). D’ici là, j’aurai l’occasion de savourer des châtaignes au coin du feu en regardant le dernier radio-crochet de W9 ou en tricotant des bas-de-laine.

C’est bien joli de parler de culture (ici, la culture, ce sont les vieilles pierres, le vin, la gastronomie, les vieilles pierres – je l’ai déjà dit ? –), mais la haie du fond du jardin m’attend. Prenez un ex-Parisien, mettez-lui entre les mains une grande échelle, deux rallonges électriques de 25m chacune, et un taille-haie de 4kg. Sans oublier la haie de 3 mètres de haut à étêter.

Il faut se lever tôt pour deviner mes origines paysannes. Ils se seraient bien marrés, tiens, mes métayers d’aïeux, s’ils m’avaient vu, hier, soufflant comme un bœuf, m’avançant dangereusement au milieu de la haie tandis que l’échelle tanguait, butant contre un caillou et manquant m’étaler de tout mon long, me coinçant un doigt dans l’échelle – vite un pansement pour le bobo de l’ex-Parisien. Deux heures d’exercice. Monter, redescendre pour rééquilibrer l’échelle, monter de nouveau, redescendre parce que le taille-haie s’est débranché – eh oui, si l’on tire sur la rallonge… –, monter, se pencher et allonger loin devant soi le taille-haie de 4 kilos. Et changer l’échelle de place une bonne trentaine de fois. Non sans se coincer un autre doigt et réprimer un cri de douleur – le ridicule ne tue pas mais quand même…

La taille terminée, j’empoigne la brouette pour la remplir des branches sectionnées, sous le regard placide de la chatte du jardin.

Au rapport, je marmonne à mon père :
- Euh, désolé, c’est pas hyper régulier comme taille.
- Bah, c’est pas grave, il fallait étêter, c’est tout.
Qu’il soit remercié ici pour son indulgence.

mercredi 14 octobre 2009

De la fraîche pour les lycéens de Créteil


Mon antidépresseur du vendredi : l'humeur de François Morel (ici). Si vous n'êtes pas devant votre poste de radio entre 7h53 et 7h57 le vendredi, vous pouvez remercier la fée Podcast qui s'est penchée sur France Inter et sur votre ordinateur (qui vous en redemandera).



lundi 12 octobre 2009

Allô Selecta ?


J'ai été victime d'un distributeur automatique de friandises. Récit.

Une subite envie de chocolat me saisit. Ai-je seulement l'appoint ? Ai-je le temps de manœuvrer avant que le métro tant attendu arrive en station ? Un irrépressible besoin de sucre. Malheur ! La barre chocolatée reste coincée. Horreur ! Le train approche. Je frappe la machine. Elle est plus forte que moi. Elle m'a dépossédé de mes derniers euros. Elle me nargue. Le métro m'attend. Quelques secondes pour un choix cornélien : je reste sur le quai pour parlementer avec la machine ? Je prends mon train les mains vides et les papilles frustrées ?

Alors que la rame passe bringuebalante, deux barres chocolatées tombent dans le bac. J'ouvre des yeux ronds comme des soucoupes et me régale d'avance. Mais au poison il faut un antidote, un jus de fruits, une bouteille d'eau pour évacuer le trop plein de chocolat. Au diable l'avarice. Une nouveauté me tend les bras : mysmoothie* 100% de fruits, de jolies framboises ornent le petit tétrapack. 2€. La merveille avance, avance, avance... et reste coincée.

J'ai beau donner un coup de pied dans la machine, rien n'y fait. Je note rageusement le numéro de téléphone et la référence du distributeur automatique quand le miracle survient.

Sur le petit écran figure une somme toujours disponible : 2€. Bizarre, bizarre. Peu soucieux de laisser à un inconnu la cagnotte, je récupère les pièces, les réinsère. J'entends brusquement crisser les freins du prochain métro. Vite ! Sélection n°45. La merveille 1 tombe dans l'escarcelle. Surprise : une merveille n°2 tombe à son tour. Deux boissons pour le prix d'une. J'embarque mon butin, saute dans le wagon, in extremis, m'assied, m'empiffre de chocolats avec un sentiment de victoire et sirote mes merveilles à la framboise.



*Pas de quoi casser trois pattes à un canard.

(Réédition du 14/04/07 ~ relu et corrigé)

mercredi 7 octobre 2009

le sandwich aux fraises


Alerté par le billet de Partageons mes âneries qui signalait la création d'un sandwich improbable: le sandwich aux fraises, j'ai été cueillir des fraises au jardin (oui, oui, il y en a encore) pour les immortaliser avant de m'en goinfrer.


Finalement, je n'ai pu me résoudre à gaspiller ni le pain fait par mon papa ni les fraises du jardin, j'ai alors accompagné le bon pain par du bon fromage de chèvre. Les fraises, je les ai gardées pour le dessert.

Je suis d'un conformisme confondant.

mardi 6 octobre 2009

Paf le Chien ou Frédéric Lefebvre




Voilà quelques jours que les utilisateurs de Facebook en manque d’émotions se défoule sur Paf le Chien. C’est un jeu con qui exige une bonne maîtrise de la souris (même tactile) pour un adroit coup de pied au séant d’un pauv’ toutou, et un savant atterrissage sur des oies (ou des dindons, c’est selon) pour envoyer en l’air le pauv’ toutou. On s'amuserait presque à affubler Paf d’un autre petit nom pour se donner du cœur à l’ouvrage. Et si nous l'appelions Frédéric Lefebvre*, par exemple, et lui flanquions la raclée qu’il mérite.

S'il se prend le gentil mur de briques, c'est qu'il l'a cherché, le bougre.


Paf a pris le vol plané du siècle avec un score dont je ne suis pas peu fier. Score applaudi par Annie Day, s'il vous plaît.





*Quand Frédéric Lefebvre a pris sa rossée, remplacez-le par Eric Besson, Bernard Kouchner, Jean Sarkozy, Isabelle Balkany ou Christian Vanneste.

Mise à jour du 15/10/2009
Une journaliste, Guillemette Faure, pour ne pas la citer, s'est fendue elle aussi d'un coup de pied au derrière de PAF le Chien et nous apprend notamment que le pauvre toutou a été molesté 4 800 000 fois (cf. l'article de Rue89). Que fait la SPA ?

Mise à jour du 22/12/2009
Le célèbre chien troquerait-il sa place contre Sarko ? Le concepteur de Paf le Sarko présente habilement son application qu'il qualifie d'« humoristique », sans doute pour se prémunir contre les censeurs de l'Elysée. Peine perdue (?) A cette heure, le jeu est inaccessible : « notre technicien préféré est en train de réparer le jeu qui a déjà conquis 50 000 personnes en 1 journée....»

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.


vendredi 2 octobre 2009

Banque Accord, si tu signes, t'es mort !


Il fallait que j’en passe par là pour mettre un terme aux crédits à la consommation et crédits revolving qui me ruinent depuis quelques lunes. Mais alors que je décide d’arrêter la saignée, le créancier, en l’occurrence Banque Accord, montre ses crocs acérés, me saisit à la gorge et me plonge violemment dans la fange de l’étang vous-avez-signé-vous-allez-en-chier-jusqu’au-bout.

Voilà des années que je traîne ces boulets et qu’à la faveur d’un courrier suggérant un gentil taux préférentiel, je m’y vautrais de nouveau. Certes, personne ne m’a forcé à souscrire à ces merdes. Je suis responsable et coupable. Mais il vient un temps où l’on n’y voit plus clair, où le créancier sait qu’il vous tient et qu’il vous achèvera.

Voilà trois mois que je ferraille avec Finaref et Banque Accord. Alors que Finaref consent à troquer les prélèvements mensuels contre des chèques que mon entourage me signe en échange d’espèces, Banque Accord persiste à présenter à mon compte chèque postal clôturé depuis trois mois des prélèvements qui sont systématiquement rejetés. Evidemment. Et à chaque fois, Banque Accord s’enrichit de frais d’impayés (15€). J’ai beau leur seriner sur tous les tons de la gamme que le compte n’existe plus, Banque Accord continue. On me rétorque même qu’il est de mon devoir d’ouvrir un compte bancaire afin que l’on puisse s’y servir à l’envi. Finaref n’a pas eu cette arrogance. Finaref se satisfait des chèques que je lui envoie régulièrement.

Aujourd’hui, j’ai passé ma colère sur une pauvre conseillère. Elle m’explique pourquoi d’un seul coup, alors que le mois dernier ma carte Accord était bel et bien résiliée, on me facture 15€ et puis encore 15€ de frais de rejet et encore 15€ de frais sur les frais de frais de frais. Il y a un mois, on m’assurait que tout était dans l’ordre. Le mois d’après, on me rétorque que « si, si, vous avez reçu un courrier de confirmation » (que je n’ai pas reçu) et que « non, non, on ne peut pas vous envoyer de copie ». Comment m’assurer qu’une fois ces frais de frais de frais réglés on ne me facturera pas par exemple une cotisation de carte que je n’aurais pas demandée ? « Il faut me croire sur parole, monsieur. » Mais bien sûr...

De l’art de prendre les gens pour des cons. De les ruiner en passant. Et avec le sourire.

lundi 28 septembre 2009

J'ai fait pipi sur le FN


A l'époque, le Front National avait pignon sur rue. Et j'habitais à un peu plus d'une encablure du Paquebot. A Saint-Cloud.

Certains voisins me dérangent: à quelques pâtés de maisons de chez moi, le siège du Front National.
Une heure du matin, je « tire un fil » sur les grilles du FN.
Les caméras ne tardent pas à relayer l'incident. Un vigile, une véritable armoire, apparaît, incrédule.
- Que faites-vous? grogne-t-il.
- Je fais pipi.
- La prochaine fois, allez en face.
- Pas possible, je vote à gauche.


(Réédition du 8/02/07)

mardi 22 septembre 2009

Collection de mots (1)


Au fil de mes lectures, je collectionne les mots, les expressions "fleuries" qui flattent l’hémisphère gauche de mon cerveau. Mes marques-pages : des bouts de papier où je griffonne ce qui suit :

avec un visage à faire cailler le lait ; indéfectible enthousiasme ; se morigéna-t-elle ; placide ; endormir sa méfiance ; il eut l’impression que son cœur s’envolait hors de sa poitrine ; sa chair se mua en un brasier crépitant ; il lui décocha un regard où la supplique le disputait si bien à la fureur que P s’étonna que ses cheveux ne s’embrasent pas ; se fit vertement réprimander ; avec une fausse exubérance ; les sourcils en accents circonflexes ; un relent d’aigreur écorna mon émotion ; avanie ; fricoter ; lui servit un juron bien senti ; qui n’auraient pas goûté le sel de la chose ; rires égrillards ; j’ai les nerfs qui se croisent sur la poitrine ; cet argument fit mouche ; elle grillait d’impatience ; tant et plus ; tout à trac ; simagrées ; à un jet de pierre ; un coureur de jupons invétéré ; le galbe d’un sein ; les ongles endeuillés ; estaminet ; ça barde ; à cause des milliers de pensées involontaires qui auréolaient le flot paresseux du temps ; marchait en plastronnant ; champ magnétique du souvenir ; porté au pinacle ; ce qui s’y trame ; capillotracté ; séance tenante ; boucler ses malles ; brouillard éthylique ; ventre-saint-gris ; nombril de Belzébuth! ; la baie festonnée des lueurs somnolentes de la ville ; pimprenelle ; son petit cœur primesautier ; des tas d'enquiquinements ; sur ces entrefaites ; débureaucratisation ; eut la fantaisie de s'énamourer de lui

(Réédition du 25/09/08 ~ comme l’échange était fourni, je rediffuse également les commentaires)

vendredi 18 septembre 2009

Les poussins de la poule du fond


Huit poussins âgés de deux jours.

La consonne du dessus, une consonne en moins


En quête d'ouvrages utiles, je vais au CDDP (Centre Départemental de Documentation Pédagogique). J'ouvre timidement la porte, me démanche le cou pour scruter l'accueil. Personne. Je déambule dans un couloir désert. Puis une âme charitable vient à ma rencontre.

- Bonjour, j'ai appelé ce matin le CDDP, on m'a mis un ouvrage de côté.

La dame m'adresse un sourire bienveillant et répond:

- Vous êtes ici à la BDP. Le CDDP, c'est le bâtiment d'à-côté.

La prochaine fois, je prends mon café syndical, mes lunettes et surtout mon TDCHD*.


*temps de cerveau humain disponible