Le blog d’un animal mâle qui aime : Paris, le bruit des haricots verts que l’on équeute, le Petit Robert, ouvrir une vieille armoire, French & Saunders, le champagne, ses cravates Burberry reprisées, le premier café de la journée, Les Nuls l'Emission, courir dans la neige comme un gamin, les raccourcis clavier, la compagnie des livres, Ella Fitzgerald, son araignée au plafond, l'étreinte d'un homme, l’autodérision, Wall-e, lézarder au soleil, les poncifs :)

jeudi 3 avril 2014

Hélène ou nos poignets droits



Bureau des admissions à la clinique ce jeudi. 
- Personne suivante !
La dame à la robe tunique revival vert amande m'invite à m'asseoir. Je décline mon identité. 
- Quel est votre chirurgien ? Je lui réponds. Elle émet un oh mi-admiratif mi-empathique. 
- Elle est bien. Elle est très bien. Elle est très très bien. 
La secrétaire est avenante, douce et me parle de sa voix fluette.
Quand je lui signale que je me fais opérer du poignet droit, elle lève le nez de son clavier d'ordinateur, darde sur moi ses yeux cerclés de grosses lunettes et me tend son poignet droit. Elle aussi s'est fait opérer. Fracture croisée du radius. Les deux broches dont on l'a affublée ont laissé une cicatrice visible cinq ans après. 
- Je suis tombée du premier étage. Je faisais mon ménage. 
Et nous terminons l'admission administrative, elle m'explique deux ou trois choses sur ma chambre, mon dossier et mes quatre jours d'hospitalisation, me reconduit vers la salle d'attente. Souhaitant mettre un nom sur un visage ami dans cet espace inconnu, je lui demande son prénom. Son visage s'éclaire soudain. 
- Hélène, je m'appelle Hélène, dit-elle, un sourire bienveillant accroché aux lèvres. 

Depuis mon fauteuil en salle d'attente, je la distingue qui s'occupant d'autres patients jette des coups d'œil discrets vers le gars qui lui a demandé son prénom, l'a tirée de sa torpeur, a tenté de la séduire, peut-être. Qui sait ce qu'elle pense. 

mercredi 2 avril 2014

Poissons d'avril



Poissons d'avril chez ma boulangère, rue Daguerre

Je n'aime pas beaucoup les poissons d'avril. Peut-être parce qu'ils sont devenus aussi peu passionnants qu'un remaniement ministériel. Parce que pour une raison qui m'échappe, personne, il me semble, ne croit aux canulars fabriqués pour ce premier jour d'avril.

Je n'aime pas beaucoup les poissons d'avril. Sauf celui que m'a raconté ma chère et tendre sœur. Sophie est professeur des écoles dans un village de Charente. Aujourd'hui elle a fait croire à ses CE1 qu'elle les laissait à 10h30 car elle avait des courses à faire. Son cartable à la main et sur le départ, elle a chargé une élève de jouer pour de vrai la maîtresse à sa place en l'équipant d'un crayon rouge et lui demandant de bien vouloir corriger les copies de ses camarades.

Elle les a laissés ainsi cinq bonnes minutes, le temps qu'un joli bazar s'installe dans la classe. Avant de reprendre sa place d'enseignante et de lancer un malicieux "poisson d'avril !", l'air de dire "je vous ai bien eus."

dimanche 30 mars 2014

Allez viens...



Allez viens...

C'est un jour où la cliente demande à son amie sur le perron du bar-tabac de la rue Daguerre "Nadiaaaa tu es de quel signe ?" C'est un jour où il fait doux déjeuner en fin d'après-midi. Un croque-madame arrosé d'un verre de Tariquet. Une passante dit au vieux-monsieur-au-pigeon "C'est un samedi où il fait bon être en retard pour tout, n'est-ce pas ?" Le vieux-monsieur-au-pigeon raconte à ses voisins de tablée l'histoire du pigeon qu'il promène au bout d'une cage. Le couple à ses côtés le prend en photo lorsqu'il arrime la cage au guidon de son vélo. C'est un jour où il fait doux prendre un café au coin de chez soi. Respirer la nonchalance du quartier un samedi après-midi de mars. Où je croise Rodica von Buta qui dit de son accent chantant un peu de Roumanie "Allez viens !" dans une carte de vœux-vidéo (ci-haut), où je manque lui parler alors qu'elle grimpe dans un taxi après avoir pris congé de son voisin à trottinette (un autre, pas moi). Où l'apprentie conductrice réussit son créneau du premier coup, fière comme Artaban. Où la vendeuse de "Madame de" campée sur le seuil de sa boutique fume la cigarette de 16:47. La bouquinerie d'à côté pare sa vitrine de tulipes en papier, de coccinelles en chocolat. Les caisses en bois peint sur le trottoir offre au chaland Enid Blyton et son Oui-oui et la girafe rose. Un petit vent agite les fleurs de pissenlits éclos rue Daguerre. Allez viens ! Ouiiii, viens, on est bien !


dimanche 23 mars 2014

Mémorandum théâtral sur Anna Politkovskaïa



Femme non-rééducable - mémorandum théâtral sur Anna Politkovskaïa, de Stefano Massini. Mise en scène d'Arnaud Meunier. 


« Prendre parti, c’est faire preuve d’intelligence, » ressasse Anna Politkovskaïa journaliste russe devenue personnage de théâtre campé sur le plateau du Théâtre de l'Atelier. Prendre parti, est-ce faire preuve d’intelligence ? Interrogée, elle hésite. Faut-il qu'elle choisisse le camp de l'armée russe ou le camp des Tchétchènes ? Des exactions, des massacres insoutenables de part et d'autre.

Anne Alvaro, magnifique, incarne la journaliste, la femme, la combattante, la mère qui peine à expliquer à ses enfants pourquoi parfois elle passe la nuit en taule, pourquoi on la menace de mort, pourquoi on la traite de menteuse, de traîtresse.

Régis Royer, multiple et parfait contrepoint, joue les hommes, un terroriste tchétchène, un vieil homme, un colonel de l'armée russe, ou le fils d'Anna.

Enveloppés ou bousculés par l'univers sonore et musical de Régis Huby, Anne Alvaro et Régis Royer énoncent, habitent l'ironie, l'âpreté, les flamboyances du texte de Stefano Massini, partition composée de paroles et d'écrits de la journaliste assassinée en 2006.

Si l'émotion se fait jour, c'est grâce à l'étonnante alchimie d'une mise en scène élégante, ingénieuse, sur le fil du rasoir, brillante.

Anna Politkovskaïa est morte. Vive Anna Politkovskaïa.
Au Théâtre de l'Atelier, 1 Place Charles Dullin dans le 18e à Paris. À 19h du mardi au samedi. À 17h le dimanche. Jusqu'au 28 mai 2014.

lundi 10 février 2014

La femme au miroir Hello Kitty™


Quand je m’ennuie dans le train, j’observe le spectacle fascinant de mes co-voituriers.

Un haut noir, col V offrant au regard la naissance de ses seins, une bretelle de soutien-gorge fuchsia et une constellation de grains de beauté. Elle chewing-gomme. Armée d’une pince et d'un geste méticuleux, elle épile ses sourcils. Schlak. Rictus de douleur. Schlak. Nouveau rictus. La séance achevée, elle se saisit d’un rouleau adhésif anti-peluche ou poils de chat et le fait rouler sur son haut noir, chassant les sourcils échappés de leur arcade. Elle troque son miroir ordinaire pour un miroir de poche Hello Kitty™ incrusté de brillants et se maquille. Le fond de teint fond sur la peau, la poudre vole sur le haut noir qu'elle n'oublie pas d'épousseter, le mascara arque ses cils, un crayon rose bonbon dessine ses lèvres. Indifférente à ma fascination, elle parachève le tableau d'un pschiiiiit, échantillon de parfum Chanel qui dégouline sur son cou.

Musique dans les oreilles, elle joue à Candy Crush sur son iPad.

J'ai comme envie de me couper les ongles de pieds à la barbe (épilée) de ma voisine de TGV.



jeudi 23 janvier 2014

Papayes et factures proforma

J'aime les clients qui arrivent la valise chargée de cadeaux pour le personnel ! Cadeaux en direct des alentours d'Abidjan. 


Ma journée en mots-clés (et dans le désordre, c'est plus drôle - et pas très bitable, j'avoue... mais c'est mon blog, j'y-fé-ce-que-j'veux) : 

Clients difficiles. Je-veux. Donnez-moi. Analyse sémantique des commentaires en ligne. Café. Client psy. Police. Café. RevPar et marchands de tapis. Mangues, avocats, ananas, papayes. Vue sur Tour Eiffel. Alarme incendie. Café. Factures proforma. Fax. Procédure. Café. Procédure. Where's my taxi? (DTC). Sourire. Bon voyage. Et j'ai loupé le #jeudibeuverie je suis dépit. Té !

Et vous ? 

vendredi 3 janvier 2014

Un papillon rue Biot, Place de Clichy, Paris


Un papillon rue Biot, Place de Clichy, Paris 

J'aime ces «au fait ! Bonne année !» délivrés en «au revoir» impromptus après l'étreinte de l'amie, un 3 janvier déjà. Jolie conclusion d'un chouette apéro rue Biot, Place de Clichy, Paris. Deux bières sirotées dans un bistro déco années 70/80 avec clientèle jeune et décontractée chantonnant du Gainsbourg quand jouait dans le bar «La Javanaise». J'ai regardé du coin de l'œil ce gars brun gentiment négligé et barbe fournie. Avec ses carnets qu'il arrangeait sur la table puis griffonnait l'air inspiré. Ses deux jolis livres qu'il a dédicacés, vraisemblablement en cadeau à la personne qu'il attendait. Son rendez-vous l'a rejoint. Il l'a faite rire et leurs mains se sont effleurées maladroitement puis se sont accrochées pour ensuite se laisser taquiner d'une caresse d'un doigt chacun. Ça m'a semblé la concrétisation d'un premier rendez-vous galant. Ça m'a semblé le beau contrepoint aux si belles notes chantées par Gainsbourg. Bonne année !

samedi 21 décembre 2013

La carotte de la rue Daguerre


Fatigué de bon matin et aussi frais qu'une courgette évanouie dans le bac à légumes du réfrigérateur, je pars en quête du croissant qui épongera les 4 expressos avalés à jeun. À peine ai-je pris la rue Daguerre qu'une femme un poil avinée mais joviale m'aborde et s'exclame :

- Ah ah ! J'ai trouvé la carotte !

Puis elle reprend sa route sans demander son reste, bienheureuse. J'ai compris qu'elle cherchait le bureau de tabac à un pâté d'immeubles, mais j'ai ri. Et ma journée est partie de joyeuse façon. 




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La carotte ? 
(source : Le Robert)


lundi 16 décembre 2013

Le moelleux au chocolat de Juliette à Saint-Germain-des-Prés



Avertissement
Ce billet de blog contient poncifs, clichés et bons sentiments susceptibles de choquer le lecteur. Toutes choses basées sur des fais réels.  


Les colonnes des journaux résonnent trop souvent du mal-être au travail pour que je n'apporte pas aujourd'hui ma contribution... positive. J'ai côtoyé des salariés que le travail rendait physiquement malade. Et un bon paquet. J'ai croisé des collègues en larmes, au bord de la dépression nerveuse, des employés exploités servant de paillassons aux exigences de patrons tyranniques et/ou incompétents.

J'ai mis longtemps à comprendre et accepter que l'employeur idéal n'existait pas. L'employé idéal n'est d'ailleurs pas plus palpable. 

Questions à 100 balles et une barre chocolatée : une des racines du mal-être au travail ne serait-elle pas l'abîme séparant nos aspirations de ce que l'on appelle communément le terrain, la réalité ? Ne sommes-nous pas fatalement destinés à nous fracasser la mâchoire sur ce fossé ? Est-il possible d'envisager un travail dans son acception la plus simple de la tâche à accomplir sans exiger qu'elle nous épanouisse ?

Je me suis réconcilié aujourd'hui avec le monde du travail. Rien que ça. 

Arrivant au terme d'un contrat de 3 semaines au sein d'un joli hôtel 4 étoiles à Saint-Germain-des-Prés, j'ai vogué de surprise en surprise. Oh rien de magique ni d'exceptionnel. Des attentions, un café apporté avec le sourire, des comment-ça-va-ce-matin, une tâche que l'on terminait à ma place, une pause qu'on m'accordait, me forçant presque manu militari à sortir déjeuner, un pot de départ et j'en passe des vertes et des incroyables.

Je n'oublierai jamais la femme de chambre sous le choc de la nouvelle de mon départ. L'expression ahurie sur le visage du bagagiste, déçu. La mine fière et enjouée de l'apprentie arrivant les bras chargés d'un moelleux au chocolat mitonné à deux heures du matin et séparé en 12 tranches égales. Mais quoi ? Je n'allais pas partir avec roulements de tambours et annonces solennelles. Je n'étais qu'un intérimaire passant par là.

Mais abîmé par des expériences professionnelles difficiles, j'ai pris toutes ces attentions comme des cadeaux. 

Ce matin, à la réception, un client débarque, darde sur mon apprentie et moi un regard étonné, presque suspect. Il demande : 
- Pourquoi vous souriez comme ça ?
La réponse naïve a jailli toute seule :
- Parce qu'on est contents de travailler ici. 


mardi 3 décembre 2013

La mine déconfite de Princesse Shoufflette


L'illustration n'a aucun rapport avec la choucroute. Ze choucroute, c'est le billet réédité qui suit. (Quand j'étais homme-à-tout-faire dans un petit hôtel 4 étoiles dans le 8e arrondissement de Paris) 
illustration © Plonk & Replonk 


La mine déconfite de Princesse Shoufflette lorsqu'elle entend le gars en face d'elle lui dire : « I'm just the bellboy » (je ne suis que le chasseur). En gros, je n'étais pas en mesure de répondre à ses récriminations, il fallait qu'elle voie cela avec la réceptionniste. Car j'avais d'autres chats à fouetter. Et notamment une voiture à aller chercher au garage. Je me débarrassais ainsi à bon compte d'un boulet. Et quel boulet !

Oh mais quel dommage que je ne puisse pas vous montrer sa carte de visite. Côté recto un cadre doré entourant un rectangle blanc sur lequel brillent de mille feux la mention "Princesse Shoufflette". En relief bien sûr. Côté verso le même cadre doré, une photo représentant une jeune femme le regard en coin, la main ornée de diamants, un boa de plumes blanches. Et ses coordonnées.

Shoufflette International Ltd.
Ses coordonnées à Londres.
Puis en Inde, où Sa Grâce signale à toutes fins utiles qu'elle possède 30 lignes téléphoniques.

Non mais quel dommage que je ne puisse pas non plus vous donner le site Internet dévoué à sa gloire ! En vrai, elle porte au compteur 20 ou 30 printemps de plus que ceux affichés sur la carte de visite.

Bref. Dans cet univers chic et toc du 8e arrondissement de Paris où j'échange encore du temps contre de l'argent, il y a des jours où l'on déploie des efforts surhumains pour ne pas se moquer de certains de nos clients roulant prétendûment sur l'or. 

Mais j'accorde volontiers aux gens de se moquer de moi. Exemple.

Ce matin, je marche d'un pas pressé vers notre charmant parking parisien (exigu et difficile d'accès), j'atteins le quatrième sous-sol, je grimpe dans la berline, je remonte un à un les sous-sols, prenant garde de ne pas commettre d'éraflure, j'ouvre le portail, descends un bout des Champs-Elysées, tourne à droite puis encore à droite. Sur le perron de l'hôtel, on attend impatiemment la livraison de la voiture. D'un tournemain, je coupe le contact, descends, et tends aux clients le trousseau de clés. Perplexes, ils déclarent : « Ça n'est pas notre voiture ! »


dimanche 24 novembre 2013

Quatre inconnus m’ont fait coucou de la main



Somewhere over the rainbow © Phil Jones



Comme souvent quand je quitte mon amie, nous prenons le métro sur le quai opposé. Elle et moi nous faisons des signes au-dessus des voies. Son train arrive. Elle plaque son visage en une grimace joyeuse, espiègle, contre la vitre de sa voiture. Elle se redresse, surprise par ses voisins de métro qu'elle n'avait pas vus. D'une courte mise en scène elle me désigne, sur le quai d'en face, et ils comprennent. À la gauche de mon amie, je vois deux silhouettes étrangères se pencher, agiter leurs mains et m'adresser un sourire expressif. Deux visages franchement chaleureux. Je ris. Puis à la droite de mon amie, un autre couple se révèle, se penche et m'envoie le même bonjour-au-revoir jovial. Puis le train s'en va. 

SMS de l'amie qui me raconte l'après, son voyage :
- Trop forts mes voisins de métro, non ? Dès mon entrée, l'1 des deux couples dit : "Ça j'adore !" Je réponds : "Qui a dit que novembre était le mois le + pourri de l'année ? Merci d'avoir cassé 1 préjugé." (...) Ils viennent de sortir en nous souhaitant bonne vie !

dimanche 10 novembre 2013

Le 0,4081 m2 le plus connu du monde (ou pas)


Calme et volupté devant la Joconde, au Louvre
(cliquez sur l'image pour démarrer ou arrêter la vidéo, sur le petit bouton en haut à gauche de l'image, pour le son)

La vie est question de choix.
Ce matin, j'ai deux options : tournicoter dans ma niche tel un toutou désœuvré et attendre que le jour passe (pestant au passage contre ma voisine jouant du pipeau toute la sainte journée, est-ce que je la dérange, moi, avec ma lecture ?) ou accepter l'invitation d'une amie à se promener au Louvre. À propos de voisine : las de ramasser les cheveux d'une autre camarade d'immeuble, la voisine du dessus pour ne pas la citer, je saisis la touffe arrachée à sa brosse qu'elle jetait par la fenêtre et qui ornait mon pot de basilic un étage en dessous, je gravis l'escalier, je frappe, elle ouvre. - Bonjour, vous me reconnaissez ? Sous-entendu, votre voisin qui glisse régulièrement des mots doux sous votre porte. Celui qui vous a traitée de connasse le mois dernier. Visiblement, je l'ai tirée de sa sieste. Tant mieux. Je hisse la touffe de cheveux à hauteur de son regard contemplatif. - C'est à vous ? - Euh. - Vous avez une poubelle ? Tenez. Et je m'en vais, sans autre forme de procès. Que disais-je, Nadège ? La vie est question de choix. Cueillir sans broncher les cheveux de ma voisine ou lui payer mes hommages. Admirer un tableau de 77 cm x 53 cm, le 0,4081 m2 le plus connu du monde, La Joconde. Ou me retourner pour contempler Les Noces de Cana, œuvre monumentale de Véronèse, presque 7 mètres sur 10. Comme j'aime mettre le nez dans les détails (des tableaux) ! Vous aurez d'ailleurs noté le parapluie rouge assorti à la robe du violoncelliste dans l'œuvre de Véronèse. Ou le monsieur qui piétine la robe de sa dame toute de bleu vêtue. 



lundi 4 novembre 2013

Ceci n'est pas une pièce jointe



« Laurent, gagnez la bataille contre la grisaille ! » 

Il y en a qui s’émerveillent devant un feu de cheminée qui crépite ou des nuages moutonnant au-dessus d’une mer étale par un soir d’automne. Pour ma part, qui ne rechigne pas à flatter son araignée au plafond, j’écarquille les mirettes devant un troupeau de pièces jointes (illustration ci-haut). Le site qui m’envoie ce mail m’interpelle par un : « Si vous avez des difficultés pour visualiser ce message, cliquez ici. » Oh mais non. Je ne clique pas, malheureux ! Je m’ébaubis, je contemple les pièces jointes qui n’ont pas pu se matérialiser, pauvres papillons restés chenilles. Je ne clique pas, je préfère le mystère, l’océan de possibles, l’œuvre d’art « Ceci n’est pas une pièce jointe. » Ceci est une invitation au voyage, que dis-je, au rêve d’une tripotée de pièces jointes rieuses broutant une page blanche. 
À part ça, je vais bien, merci.

jeudi 10 octobre 2013

RING



Quand c'est bon quand c'est intelligent quand c'est drôle et remarquablement bien écrit, quand j'en sors et que je me sens vivant. Si vous êtes parisien ou de passage à la capitale, courez voir RING.

Vous ne verrez plus jamais le couple avec les mêmes yeux.

Une plume racée, incisive, toujours juste, drôle, touchante, celle de Léonore Confino. Servie par une mise en scène énergique, charnelle, diablement efficace, celle de Catherine Schaub. Scénographie épatante. Deux acteurs parfaits, Audrey Dana, Sami Bouajila. C'est au Théâtre du Petit Saint-Martin.

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* Lire l'article dans LeMonde.fr

* Ring, de Léonore Confino, mise en scène par Catherine Schaub, au Théâtre du Petit Saint-Martin, 17, rue René-Boulanger, Paris 10e ; du mardi au vendredi à 21 heures, samedi à 16 heures et 21 heures jusqu'au 4 janvier. Réservations : 01-42-08-00-32.

dimanche 29 septembre 2013

Melbourne. Clichés. (1)


Le style typique de maison (plutôt cossue) que l'on trouve dans le centre de Melbourne et sa proche banlieue, ici à Armadale

À CBD (Central Business District), le complexe Federation Square sur les rives de la rivière Yarra, qui allie galeries, lieux dédiés à la culture, restaurants et cafés 

À Fitzroy, quartier bobo de Melbourne, pullulent boutiques (ici, third drawer down, 93 George Street) et cafés

Dans Fitzroy, Melbourne

À Federation Square, dans la National Gallery of Victoria présentant des œuvres aborigènes contemporaines. Ici, Kanaputa, une œuvre de 22 artistes féminines Pintupi (groupe aborigène du Northern Territory, Australie)

Le cinéma Forum, sur Flinders Street, Melbourne

Richmond, quartier paisible et aisé de Melbourne

Toujours dans Richmond, au détour d'une rue commerçante


Et mes précédents billets sur mon court périple à Melbourne :